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Les habitats naturels

Les Landes de Monteneuf présentent une diversité paysagère et biologique considérable. Landes, prairies, bois, étangs... forment une véritable mosaïque de paysages où sont abritées une faune et une flore rares et variées.
La pauvreté des sols, à laquelle s’ajoute acidité et faible profondeur, est à l’origine de la richesse du patrimoine naturel.
L’environnement de Monteneuf est particulièrement bien préservé. La variété des conditions écologiques permet à tous les types de landes de se développer permettant à une multitude d’espèces d’y évoluer.
L’entretien de ces milieux est parfois essentiel à leur préservation.

Landes sèches Affleurements rocheux Landes mésophiles Landes humides Landes boisées
Boisements Ptéridaies Prairies Plans d'eau

Landes sèches

Cet habitat se développe sur des sols peu profonds, caractérisés par de nombreux affleurements de schiste pourpre et une très faible réserve en eau. La végétation qui s’y développe est adaptée à ces conditions difficiles. On y retrouve principalement de l’Ajonc d’Europe, de la Bruyère cendrée, de la Callune (appelée aussi fausse Bruyère), ou encore de la Molinie bleue (moins répandue).

Paysage de landes sèches
Paysage de landes sèches

Une petite zone de lande sèche, très localisée sur la réserve, présente un grand intérêt floristique : elle abrite des orchidées et une espèce de grande rareté, l’Isoète épineux. On rencontre habituellement cette petite fougère sur les falaises littorales et en Bretagne intérieure. Monteneuf est l’unique station à l’abriter.


Affleurements rocheux

Sol squelettique, en cours de formation grâce à la colonisation des lichens et des mousses. Quelques rares espèces, comme l’Orpin des anglais, s’y développent.
Emmagasinant la chaleur, les dalles rocheuses sont très appréciées des Reptiles.
Le couleur du substrat local, le schiste pourpre, confère au paysage des Landes de Monteneuf une certaine originalité.


Landes mésophiles

Il s’agit de landes se développant sur des sols acides et moyennement humides, où la Bruyère ciliée et l’Ajonc nain sont les espèces dominantes. La Molinie bleue est l’herbacée la plus présente.
Avec des conditions hydriques intermédiaires, plusieurs espèces de bruyère se développent ainsi que des espèces assez rares comme le Genêt d’Angleterre. La diversité floristique est intéressante et ces milieux sont très propices à la nidification des oiseaux notamment.

Paysage de landes mésophiles
Paysage de landes mésophiles

La Bourdaine peut avoir un recouvrement important tout comme le saule, ce qui peut donner un aspect arbustif à ces landes.


Landes humides

Ces landes se développent sur des sols très acides, pauvres et gorgés d’eau la majeure partie de l’année. Elles se caractérisent par la présence de la Bruyère à quatre angles, de la Bruyère ciliée, de l’Ajonc nain et de la Molinie bleue. Dans les zones les plus humides, les Sphaignes forment un tapis plus ou moins continu. Dans ce cas, ces landes sont qualifiées de tourbeuses et des plantes carnivores, comme la Droséra, peuvent se développer dans ces milieux.

Landes humides
Landes humides
Rossolie intermédiaire - Drosera intermedia
Rossolie intermédiaire - Drosera intermedia

Les landes humides sont dites prioritaires en Europe de par leur richesse et leur raréfaction.


Landes boisées

Lande boisée
Lande boisée

Les Landes à Monteneuf ne sont pas stables, les conditions écologiques et plus particulièrement les sols permettent une évolution vers le boisement. A l’inverse des milieux de bois qui sont dits fermés, les landes sont des milieux ouverts, si bien que leur aspect boisé correspond à un état dégradé.
Le pin maritime est la principale espèce qui a colonisé naturellement tous les types de landes à partir de quelques parcelles qui ont été plantées. En sous-bois, Bruyère, Ajonc et Molinie ont un fort recouvrement.


Boisements

Derrière une prairie en premier plan, se trouve un bois de bouleaux.
Association Les Landes

Les boisements sont assez étendus au sein du site naturel et très morcelés à la fois. Feuillus et résineux ont pu se développer dès lors que les landes n’ont plus été entretenues. Ce sont des milieux dits fermés, c’est à dire boisés, offrant des habitats complémentaires aux milieux de landes et de prairies.
Dans ces boisements, on trouve essentiellement du pin pour les résineux et du chêne, bouleau, saule ou châtaignier pour les feuillus. Le sous-bois diffère selon le type de groupement forestier :

  • pour les feuillus : la ronce, la Molinie bleue ou la Fougère aigle occupent le sous-bois.
  • pour les pinèdes : les épines du pin acidifient le sol si bien qu’aucune espèce végétale ne poussent en sous-bois (cas particulier des landes boisées dont les plantes caractéristiques, bruyères et ajoncs, se développent sur des sols acides).

Les boisements constituent le milieu de vie de nombreuses espèces animales (oiseaux, chauves-souris, insectes...).


Ptéridaies

Ptéridaie
Ptéridaie

Les Fougères, du nom scientifique Ptéridophytes, sont des plantes considérées comme forestières. Sur les Landes de Monteneuf, la Fougère aigle occupe une grande partie des milieux et peut devenir envahissante, colonisant landes, prairies et boisements. En formant une couverture végétale très dense, elles étouffent petit à petit toutes les autres plantes si bien qu’elles seules peuvent se développer dans ce que l’on appelle une ptéridaie. Ces friches peuvent être faiblement à moyennement boisées par des bouleaux ou des chênes. Elles ont peu d’intérêt en termes de biodiversité même si certaines espèces peuvent y trouver refuge.
Il s’agit d’une espèce envahissante : elle bouleverse et modifie l’écosystème, entrainant notamment une perte de biodiversité. Entretenir la lande impose donc de mettre en place des techniques pour faire reculer cette plante.


Prairies

Formant des milieux dits ouverts, c’est à dire non boisés (comme les landes), les prairies se caractérisent par une végétation essentiellement herbacée.
Différents types de prairies naturelles sont présents au sein du site naturel. Les sols pauvres permettent à une flore particulière de se développer. Bien que les Herbacées soient le seul type de végétation présent, on y trouve un nombre important d’espèces.
Les prairies humides constituent des milieux très intéressants où l’on trouve une flore diversifiée et de nombreuses espèces animales souvent peu répandues comme les Amphibiens, les Papillons ou les Libellules. La biodiversité abritée dans ce type de milieu, appelé zone humide, est originale en raison du sol qui est gorgé d’eau une grande partie de l’année.

Prairie humide
Prairie humide
Prairie oligotrophe
Prairie oligotrophe
Association Les Landes

Milieux à l’interface entre l’eau et la terre, les zones humides (mares, cours d’eau, prairies et landes humides...) constituent des réservoirs de vie où nombre d’espèces ne peut se développer nulle part ailleurs ! Malheureusement, ces milieux disparaissent entrainant avec eux cette extraordinaire biodiversité. Il est essentiel de les préserver d’autant plus qu’elles participent à la qualité de l’eau que nous buvons. Aujourd’hui, les zones humides sont reconnues "patrimoine commun de la nation", leur protection est donc une priorité.


Plans d’eau

Situé sur un point haut, en sommet de bassins versants, seule la pluie alimente la nappe phréatique et les plans d’eau du site, qui bénéficie donc d’une eau de bonne qualité, peu chargée en éléments nutritifs (nitrates, phosphates...). La variation du niveau d’eau au cours de l’année permet à des plantes originales de se développer.

Différents plans d’eau sont présents au milieu des landes de Monteneuf.

  • Alimentées par des sources, plusieurs mares sont réparties dans les landes humides. Ces milieux regorgent d’une biodiversité importante.
  • Deux étangs (plans d’eau artificiels) sont présents sur la réserve : l’étang de Quéhéon et l’étang du Chaperon rouge.
    L’étang de Quéhéon a été créé en 1990 dans le but de constituer une réserve à incendie. Il a été creusé au sein de landes humides et tourbeuses, des milieux extrêmement riches. Aujourd’hui, il présente un faible intérêt du point de vue naturaliste, mais son potentiel est très élevé.
    L’étang du Chaperon rouge, en aval, héberge quant à lui une plus large variété d’espèces.
    Etang de Quéhéon
    Etang de Quéhéon
    Etang du Chaperon rouge
    Etang du Chaperon rouge